La Citation de la Semaine

«La gastronomie est une profession de foie»

[Paul CARVE]

jeudi 12 novembre 2009

P*****, 2 ans !

Voici deux ans que j'écrivais mes premiers mots sur ce blog.

Je dois dire que les périodes ont été plus ou moins propices à la diffusion par ce biais de mes expériences culinaires, d'où un palmarès peu satisfaisant en terme de nombre de billets postés...

J'espérais, comme je l'exprimais en ce 12 novembre 2007, que le fait d'avoir créé cet espace et d'avoir peut-être une petite audience m'aiderait à me consacrer davantage à cette passion et à ne pas rester sur mes acquis, à innover davantage, à sauter le pas en cuisinant enfin certains produits trop nobles pour être mal utilisés ou à réaliser LA recette un peu élaborée que je lorgne dans un bouquin depuis quelques années.

Je ne pense pas avoir réalisé ces ambitions qui m'étaient toutes personnelles, parce qu'inconsciemment, j'avais fini par intégrer que pour que mes billets soient dignes d'être lus, pour que mon blog présente un contenu digne d'intérêt, toute expérience n'était pas à la hauteur pour y être contée.

Puisque cet anniversaire me donne l'occasion d'y réfléchir, le jugement que je porte avec un peu de recul sur cet état de faits est qu'il s'agit d'une erreur monumentale ! Non que mon audience potentielle ne soit pas digne du meilleur... Mais il eût fallu que j'aie le courage d'y mentionner mes échecs, mes toutes petites découvertes, mes germes d'idées, et même mes questionnements. Et non seulement y partager mes "recettes", mais aussi mes pensées portées sur le goût, les adresses de mes artisans de bouche, les produits tout bêtes que j'ai pu découvrir, et tant d'autres choses encore, tant mon esprit gourmand et gourmet est capable de vagabonder autour de tout ce qui se déguste.

Je me suis surprise, à plusieurs reprises, à être enchantée par une nouvelle association de produits et à me dire malgré tout : "Je ne peux pas en parler sur mon blog, ce n'est pas digne d'être appelé une "recette".

Après tout, qu'est ce qu'une recette ?

"Une recette est la description d'un procédé de préparation à partir d'une liste quantifiée d'ingrédients initiaux. On parle de recette de cuisine lorsque la préparation est alimentaire, mais le terme de recette peut aussi désigner des préparations non alimentaires", nous dit Wikipedia (et oui, il y a belle lurette que je n'ai plus le Larousse à la maison... les affres d'Internet...).

Si j'en crois cette description liminaire, ainsi que les assemblages à la portée d'un enfant de 4 ans publiés sur Marmiton.com, alors ces petites merveilles que je n'osais qualifier de recettes en étaient bel et bien, non mais ! Et qui plus est, des recettes sorties de mon imagination... Comment vous décrire mon ravissement le jour où, rentrée à la maison pour le déjeuner et pressée par le temps et la nécessité de m'alimenter rapidement, j'ai fait cuire quelques macaroni et ai préparé un bouillon fait d'un peu de vin blanc et d'origan déshydraté. C'est dé-li-cieux. Simplissime mais délicieux. Et, oui, c'est une recette, personnelle qui plus est.

Un autre écueil dans lequel je suis tombée : je n'ai que très rarement osé m'attribuer la maternité d'une recette. Or, même lorsque je "suis" une recette, quelques petits arrangements avec la liste des ingrédients, la quantité utilisée, le mode de cuisson ou que sais-je encore, font de ces petits plats des recettes en partie sorties de mon imagination.

Qui peut prétendre innover à 100% avec une recette de cuisine ?

On est toujours inspiré par un plat dégusté chez une connaissance ou au restaurant, par les quelques milliers de "recettes" parcourues dans les livres ou magazines spécialisés. Même un génie gastronomique ne peut prétendre associer des produits qui ne l'ont jamais été auparavant : qu'est-ce qu'il peut bien en savoir, d'abord ! Avec les quelques milliards d'êtres humains que nous sommes et les générations de probables autres génies culinaires qui nous ont précédés...

Donc, toute recette réalisée par mes propres soins et un tant soit peu adaptée m'est personnelle, et il n'y a point de prétention à cela.

Tenez, autre question : et pourquoi un blog, d'abord ? Pourquoi pas un site de recettes ?

La raison d'être d'un blog est de refléter presque au jour le jour les pensées de son auteur autour d'un sujet. C'est pourquoi un blog ne peut pas être un catalogue de recettes de cuisine et que cet espace ne sera jamais rien de tel. Il s'agit d'une tribune d'expression libre qui me sera toujours personnelle et au sein de laquelle, je l'espère, vous n'hésiterez jamais à réagir.

Ces quelques lignes qui ne présentent possiblement d'intérêt que pour moi constituent ma nouvelle profession de foi pour ce blog.

Par conséquent, vous risqueriez d'y trouver des billets liminaires, des photos sur le vif, des réactions en 2 lignes sur tout ce qui peut avoir à faire avec notre vaste univers gustatif, des idées jetées sur le tas, des "tiens ? pourquoi pas ci" et des "il faudrait que j'essaie ça"... Peut-être même encore d'autres choses !

En espérant également vous lire,
Délicieusement vôtre,

Plum !

mercredi 11 novembre 2009

La Soupe thaïe de poulet au lait de coco

Evidemment, vous n'aurez pas fait le lien entre cet épisode culinaire et la virée dans le Paris chinois que je vous comptais juste avant.

Je dois cette merveille gastronomique à mon petit frère Willou, qui a été bien inspiré il y a quelques années de m'offrir une Encyclopédie de la cuisine asiatique. Au programme, des centaines de recettes très dépaysantes et d'un peu partout en Asie : Thaïlande, Indonésie, Chine, Japon, Laos, Cambodge, Inde, Bali, Corée,...

Nombre d'entre elles sont beaucoup plus faciles, rapides et accessibles qu'on pourrait le penser. Cette Soupe thaïe de poulet au lait de coco en fait partie. Ce mets est délicieusement parfumée de citronnelle, de feuilles de citron kaffir et de galanga et peut être réalisé en 30 minutes chrono. Aucune difficulté particulière, si ce n'est se procurer les ingrédients star que je viens de vous citer. Mais vous savez bien où les trouver...

La Soupe thaïe de poulet au lait de coco

Ingrédients pour 4 personnes

75cl de lait de coco
50cl de bouillon de volaille
4 tiges de citronnelle écrasées et hachées
1 morceau de 2,5cm de galanga émincé finement
10 feuilles de citron kaffir déchirées
300g de filet de poulet coupé en fines lanières
120g de champignons de Paris
50g de mini épis de maïs
4 cuillères à soupe de jus de citron vert
3 cuillères à soupe de sauce de poisson (sauce spéciale thaïlandaise)
2 piments rouges hachés
Ciboule hachée
Feuilles de coriandre fraîche

Porter à ébullition le lait de coco et le bouillon de volaille.
Ajouter la citronnelle, le galanga, le poivre et la moitié des feuilles de kaffir.
Baisser le feu et laisser frémir 10 minutes.

Passer le bouillon dans une casserole propre afin d'enlever la citronnelle, le galanga et les feuilles de kaffir.
Remettre le bouillon sur le feu et y ajouter les lanières de poulet, les champignons et le maïs.
Laisser cuire 5 à 7 minutes jusqu'à ce que le poulet soit cuit.

Incorporer le jus de citron vert, la sauce de poisson et le reste des feuilles de kaffir.
Servir très chaud, garni de piments rouges, de ciboule et de coriandre.

Virée dans le Paris chinois !

Et voilà ce que j'ai fait de mon jour férié :


Direction : le "quartier chinois" de Paris. Vous y êtes-vous déjà baladés ?

Infos pratiques : Métro ligne 7 à Paris, et hop, à la station Porte de Choisy, vous sautez sur le quai.

Là, avenue de la Porte de Choisy, vous avez le choix entre plusieurs grands magasins d'alimentation (Tang Frères et autres), qui m'ont maintes et maintes fois approvisionnée en nouilles instantanées goût boeuf, canard, poulet, crevette,... Je vous conseille les Yum Yum goût canard - le paquet rose à 25 centimes.

Sinon, je glisse toujours dans mon panier un de ces "délice banane" ultra-sucré.

Mais ce qui me vaut ce détour dans ce coin de Paris pas tout à fait à côté de chez moi, c'est surtout l'opportunité d'y trouver tous les produits possibles et inimaginables me permettant de réaliser n'importe quelle recette de cuisine asiatique à des prix défiant toute concurrence. Oui, de la sauce de poisson thaïlandaise, on en trouve peut-être chez Monoprix, mais 5 fois plus cher !

Sans vous parler des épices type poivre du Sichuan et même cannelle, clous de girofle ou anis étoilé en quantités industrielles pour quelques centimes...

Côté fruits et légumes, la botte de coriandre à 35 centimes, le galanga, la citronnelle, la ciboule vous chatouillent les narines.

Petit bonus du jour : la jolie boîte de thé au jasmin pour un peu plus de 3 euros.


Il y a aussi ce petit traiteur à côté de chez Tang chez qui je m'arrête toujours pour prendre un sandwich "maison" : un morceau de baguette garni de carottes râpées, coriandre et de quelques tranches d'une charcuterie un bizarre pour 2 pauvres euros. Le tout relevé d'une petite sauce un peu épicée... C'est un régal.

Conclusion : des amateurs ? Je suis partante pour une petite visite guidée. A bon entendeur...

dimanche 8 novembre 2009

Tartelettes d'automne sablées - cannelées

Vous n'allez pas me croire : cette recette a germé dans ma petit tête ensommeillée un matin, au lit, à 6h du mat' ! Oui, il se trouve que j'avais faim et que je n'avais rien à grignoter à part des biscuits et des fruits, que je n'admets pas tels quels sur ma table de petit dej.

Inspirée à la pensée du paquet de Bastogne (biscuits au sucre candi au délicieux parfum de cannelle) et de pauvre reine claudes qui mollissaient tristement, ainsi que de mon fameux cheese cake pour lequel je "mouds" des Petits Bruns en guise de pâte à tarte, je me suis levée omnibulée par l'idée que je m'apprête à vous décrire...



Il s'avère que le résultat de cette recette simplissime est plutôt satisfaisant, davantage avec la reine claude qu'avec quelqu'autre fruit. Quoique, dans leur version à la pomme, dégustées avec un peu de crème fraîche...

Il vaut mieux laisser à ces petites bouchées le temps de refroidir et de se solidifier avant de les croquer, ce que je n'ai jamais réussi à faire jusqu'à présent !

Enjoy...

Les Tartelettes d'Automne sablées-cannelées

Pour 15 mini tartelettes

Préparation : 10 minutes à tout casser ! + 20 minutes de cuisson au four.

100 g de biscuits Bastogne
Beurre
1 pomme ou autres fruits plus sucrés (testé avec de la reine claude : c'est encore meilleur !)
1 cuillère à soupe de sucre



Couper les fruits en morceaux les plus petits possible.
Réduire les biscuits en miettes (vive la Magimix ! sinon, le rouleau à patisserie marche bien mais c'est en général plus salissant...). Faire fondre le beurre et le mélanger aux biscuits afin de former une "pâte", qui doit rester très sablée.
Répartir cette croûte dans les moules à mini-tartelettes en tassant bien. Je n'ai pas eu à les beurrer davantage, les miens étant en silicone.
Disposer les fruits dans les moules et saupoudrer légèrement de sucre.
Enfourner à 180° une vingtaine de minutes.
Déguster chaud, tiède, ou froid ! L'avantage de cette version "mini" est que les tartelettes refroidissent plus rapidement...

dimanche 18 octobre 2009

Salon du Chocolat 2009

Dimanche 18 octobre : direction le Salon du Chocolat à Paris, pour sa 15ème édition !

N'étant pas une fanatique invétérée de chocolat comme il en existe des milliards, je m'y rendais pour découvrir quelques saveurs originales dans la gamme des chocolats épicés... Oui, je ne sais pas si vous avez noté, j'aime tellement le salé que même le sucré doit avoir sa note de salé... Ou peut-être que je ne jure que par le sucré-salé, à vous de me dire...

Résultat des courses : suis quand même rentrée avec des marrons glacés, des cannelés au chocolat de chez Lemoine, d'autres petites douceurs, et plus d'1 kg de chocolat de toutes les couleurs (et pourtant aucun aux épices ! ce kilo là a croisé mon chemin un peu trop tôt sur le parcours, si bien que mon porte-monnaie a trouvé raisonnable de n'emporter qu'en souvenir les saveurs les plus originales rencontrées par la suite).


Quelques modestes instantanés de cette visite...

Nous avons le plaisir de vous présenter les Espérantines de Marseille :


...petites douceurs au chocolat, à l'amande, à la menthe et à l'huile d'olive que je vous recommande vivement !


Les macarons étaient en force au Salon du Chocolat. J'ai peut-être une conception un tout petit peu étriquée de petit bec pas très sucré, mais j'ai trouvé qu'on surfe un peu beaucoup sur le succès de ce Salon pour y vendre toutes sortes de trucs pas tout le temps au chocolat...


Malgré tout, je me suis jetée sur ce sorbet tomate-basilic, c'est une saveur que je voulais tester depuis que j'ai ma sorbetière. La version citron-basilic n'était pas mal non plus, voire même encore plus intéressante !


Pour digérer, j'ai assisté à une démonstration de sushi au Nutella. Le commentaire de type "démonstrateur commercial" pas forcément très à sa place était de trop, mais la recette en elle-même donne de bonnes idées. Le principe : des makis de riz cuit au lait de coco entourés d'une fine crêpe japonaise dont il faut absolument que je me souvienne des ingrédients, du Nutella et un morceau de fruit (fraise ou banane dans la version proposée) au centre. J'ai joué des coudes pour essayer d'en attraper un exemplaire, mais ce fut un échec !

J'aime les boîtes sur la photo ci-dessous... That's all...


Et voici un aperçu de ce que j'étais réellement venue chercher :


Des supers petits chocolats japonais originaux comme tout ! Rupture de stock totale en ce dimanche soir...

Une jolie compo tout en chocolat :

Et enfin des chocolats à diverses épices... Auxquels j'ai su résister.


Le Maury Vintage tant recherché depuis une certaine dégustation sur du roquefort à la Fromagerie du Panthéon (rue Saint-Jacques à Paris) était présent. Effectivement, avec du chocolat, mmm... Ca doit se laisser boire ! Malheureusement, là aussi, rupture de stocks...


Les épices (sans chocolat !) du Comptoir des Indes...


Et, juste à la sortie, une petite curiosité qu'il faudra bien que je me procure : du chocolat au roquefort ! Pour déglacer le jus de cuisson d'un rôti... Oui, il faudra bien que j'essaie !


Bilan des courses : rendez-vous l'année prochaine (mais alors dès le premier jour du Salon !).

Genre de risotto franc-comtois



Suite à un petit séjour surprise dans le Jura où je possède quelques racines, il se trouve qu'une bouteille de Savagnin (vin blanc du Jura dont le cépage est celui utilisé pour le vin jaune...) entamée et un excellent Comté affiné 27 mois aux Rousses (acheté une misère !) me faisaient de l'œil.

La température extérieure me dissuadant de faire un repas "froid" au fromage, j'ai décidé de composer un petit quelque chose avec ces deux vilains tentateurs, un fond de sachet de mélange "3 riz" et une escalope de dinde qui se lassait d'être oubliée au congélateur.

Le résultat est fort encourageant et s'apprécie fort bien par ce climat presque rigoureux ! La prochaine fois, j'y laisserai choir un bon bouquet garni...

Genre de risotto franc-comtois



Pour deux gourmands :

150 g de riz (3 riz)
30g de Comté AOC (affinage 27 mois :-p)
1 belle escalope de dinde
Maïzena
12.5 cl de bouillon de volaille (1/2 cube dans 12.5 cl d'eau)
37.5 cl de Savagnin
1 oignon
1 belle noix de beurre
Sel, poivre

Faire fondre le beurre dans une cocotte puis y laisser fondre les oignons. Raviver le feu et faire saisir l'escalope de dinde découpée en 3-4 morceaux. Réserver la viande dans une assiette chaude.

Mettre le riz dans la cocotte, mouiller avec le bouillon de volaille et 12.5 cl de vin.
A absorption, ajouter 12.5 cl de vin
Ajouter les morceaux de dinde précuits puis le Comté coupé en lamelles, mélanger délicatement au riz et à la dinde.
A absorption du liquide, ajouter le reste du vin, laisser mijoter à feu doux une bonne dizaine de minutes.

Déguster avec un bon verre de Savagnin...

Le vin d'Arbois : plus on en boit, plus on va droit !

samedi 17 octobre 2009

Pancakes ultra rapides


Je m'apprête à vous livrer une recette qui va enchanter vos matins difficiles car plus de pain et plus de biscuits dans les placards pour le petit déjeuner...
Testés et approuvés deux fois, ces pancakes sont
aériens et possèdent un subtil goût de yaourt... Se marient très bien avec toutes sortes de confitures, sirop d'érable ou autres sucreries, et sont excellents nature !
Entre la préparation de la pâte et la cuisson, cela prend 10 minutes à tout casser -- mais je me suis dit un peu plus tard que ça pourrait en prendre 5 si j'avais eu la présence d'esprit d'en faire cuire plusieurs dans une grande poêle.

Pour 6 pancakes d'environ 8 cm de diamètre

• 1 yaourt (nature ou aromatisé)
• 1 oeuf
• 3 c. à soupe de farine (= 45 g)
+ un peu de sucre pour une version sucrée, si le yaourt est nature.

Mélangez tous les ingrédients, personnellement j'ai à disposition un robot Magimix que je laisse travailler une bonne minute afin de bien aérer la pâte.

Faites chauffer un mélange beurre / huile dans une poêle et verser doucement de la pâte jusqu'à obtention d'un cercle de 8 cm environ. Plus le pancake est épais, meilleur il sera !

Laisser cuire sur la première face jusqu'à ce que la face visible semble ne plus être liquide, et le retourner pour le saisir quelques instants.

Réserver sur une petite assiette et déguster une fois toute la pâte épuisée !





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