La Citation de la Semaine

«La gastronomie est une profession de foie»

[Paul CARVE]

mardi 29 septembre 2009

Velouté de haricots verts à l'indienne

Hier soir, nos estomacs réclamant un peu de répit après les diverses tribulations du week end, il fallait faire léger ! Or quelques haricots verts commençaient à faire la tête dans le frigo et je me suis instantanément remémoré la soupe haricots - pomme de terre - saucisse de Morteau de ma Môman. Mais le pot de curry a également retenu toute mon attention, et de toutes façons, point de saucisse de Morteau sous la main... J'ai donc la fierté de vous présenter une de mes premières créations originales :

Le Velouté de haricots verts à l'indienne

Pour 2 belles assiettes :
Haricots verts (quantité indéterminée...)
1 pomme de terre
1 cuillère à café de cannelle
1 cuillère à café de 4 épices
2 cuillères à café de curry fort
4 clous de girofle
1 cuillère à soupe de crème fraîche
1/2 cube de bouillon de volaille
1 petite escalope de poulet
Maïzena
Sel
Poivre

Equeuter, effiler et couper les haricots verts en petits morceaux. Détailler la pomme de terre en petits cubes.
Faire cuire les haricots verts et la pomme de terre dans 1/2 litre d'eau salée environ. Ajouter les épices, le demi cube de bouillon de volaille, et laisser bouillonner 15 à 20 minutes.
Pendant ce temps, couper le poulet en cubes de 3-4 cm. L'enrober de maïzena.
Réserver quelques morceaux de légumes et mixer le reste avec le bouillon de cuisson.
Remettre le velouté ainsi obtenu à feu doux et y ajouter les morceaux de poulet. Laisser cuire la viande très doucement 10 à 15 minutes. Le velouté ne doit pas bouillir afin que la viande ait la texture tendre attendue.
Servir 5 minutes après avoir retiré du feu.

mercredi 26 août 2009

Enfin : les tartelettes au chocolat noir et thé noir fumé de Chine

J'en avais l'eau à la bouche depuis plus d'un an et voilà : je les ai faites. Oui. Les tartelettes au chocolat et thé fumé... Un nouvel amateur étant à convaincre, il a fallu que je frappe un grand coup en concoctant un petit quelque chose d'à peu près maîtrisé. Ainsi le poulet laqué au sirop d'érable et thé à l'orange Jaipur fit-il un come back remarqué : ce coup-ci, poulet fermier et sirop d'érable de qualité me permirent de rééditer ce petit succès de manière extrêmement satisfaisante. Oui, j'avais oublié de saler et poivrer mon poulet avant de le faire revenir. Amatrice, va. Ce que le fin gourmet que j'avais à épater ne manqua pas de me faire remarquer. Challenging... Cependant le poulet était cuit à merveille et presque laqué, cette fois-ci.



Tout cela pour dire que l'occasion était trop belle pour ne pas préparer cette petite gourmandise, également à base de thé, qui me faisait de l'oeil depuis de trop nombreux mois sur la page déchirée d'un magazine. Il faut dire que j'avais mis la main quelques jours plus tôt, chez Geneviève Lethu, sur les petits moules à tartelettes en silicone que j'attendais pour me lancer.


Lapsang Souchong impérial de Mariage Frères, chocolat noir 85% spécial dessert et pâte sablée pas maison sous le bras, me voici affairée à apprivoiser un nouveau four qui n'est pas encore tout à fait le mien et un bain-marie jusqu'ici inconnu pour cause de présence perpétuelle de four à micro-ondes jusqu'à des jours très récents. Résultat : premier essai, recette appliquée à la lettre... mais pâte un peu trop brune déjà 6 minutes avant la fin de cuisson prévue par ladite recette. Dommage, mais cela ne nuit presque qu'à l'esthétique. Ouf. Touche personnelle : les pétales d'hibiscus séchés déposés sur la crème au chocolat. Et ce soir, nous les dégusterons à la sortie du réfrigérateur.



Tartelettes au chocolat au thé Lapsang Souchong




1 cuil. à soupe bombée de thé de Chine fumé (Lapsang Souchong donc pour ma version)
1 rouleau de pâte sablée
200 g de chocolat noir à cuire
40 g de beurre mou
15 cl de crème fraîche liquide

Préchauffez le four à 210 °C (th.7). Badigeonnez les moules avec 10 g de beurre, puis garnissez-les de pâte sablée. Piquez la pâte avec une fourchette. Posez un morceau de papier sulfurisé sur la pâte et remplissezle d’haricots secs. Enfournez et laissez cuire une dizaine de minutes en surveillant bien (...). A la sortie du four, démoulez et laissez les tartelettes refroidir sur une grille à pâtisserie. Portez la crème à ébullition dans une petite casserole avec le thé. Retirez du feu, couvrez et laissez infuser 5 min. Faites fondre le chocolat haché finement dans un bain-marie ou au four à micro-ondes. Ajoutez la crème, en la filtrant, au chocolat fondu et mélangez doucement. Incorporez le reste du beurre mou coupé en petits morceaux toujours en mélangeant doucement. Répartissez la crème au chocolat dans les tartelettes refroidies. Attendez que la crème au chocolat soit prise avant de servir.

lundi 22 juin 2009

Terrine de courgettes... un Régal !

J'ai testé la semaine dernière une recette trouvée dans le magazine Régal (Juin, juillet, août 2009 - cela signifie-t-il que je vais être orpheline de ce concentré de trouvailles culinaires jusqu'à la fin de l'été ?).

J'aime beaucoup cette revue destinée aux amoureux de la cuisine qui propose une myriade de nouveautés à savourer, d'endroits délicieux à découvrir, de recettes raffinées et pas forcément compliquées, d'articles sur des produits de saison souvent méconnus (de moi, en tous cas) et qui donnent envie de voyager aux quatre coins de la France jusque pour savourer ce curieux fromage qu'on ne trouve qu'à Trifoullis-les-Oies !

J'adore également les courgettes, mais j'ai souvent des difficultés à trouver la bonne idée pour les cuisiner tout en sublimant leur saveur si subtile.
La recette en question, d'une simplicité confondante, est celle d'une terrine de courgettes. Exquise en plat principal comme en entrée ou en accompagnement d'une viande (testé avec un rôti d'agneau... Mmm !), cette terrine peut se préparer la veille pour le lendemain et est délicieuse quelques dizaines de minutes après sa sortie du réfrigérateur.

Terrine de courgettes

8 petites courgettes
1 grosse tomate
1 gousse d'ail
8 œufs
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre

Faites revenir les courgettes émincées 8 minutes à la poêle dans 2 cuillères à soupe d'huile. Salez, poivrez.
Ajoutez la tomate épépinée et coupée en dés, puis, en fin de cuisson, l'ail haché.
Préchauffez le four sur thermostat 6-7 (200°C).
Battez les oeufs. Salez, poivrez.
Versez dans la poêle.
Mélangez 1 minute puis versez le tout dans un moule à cake huilé. Enfournez 25 minutes.
Servez tiède ou froid.


jeudi 11 juin 2009

L'association poivron-fromage...

Le poivron est l'un de mes légumes préférés, et en particulier lorsqu'il est cuisiné de façon plutôt originale. J'avais déjà eu l'occasion d'apprécier son association avec un fromage de chèvre type bûche. Avant hier soir, j'ai décidé de concocter mon dîner à partir de ce que je trouvais dans le frigo. Et j'ai donc trouvé un poivron rouge, un demi pot de fromage frais ail et fines herbes, et deux escalopes de poulet...

Ce qui nous a donné un succulent :

Poulet au poivron et son nuage ail et fines herbes

Pour deux personnes :

2 escalopes de poulet
1/2 pot de fromage ail et fines herbes
2 cuillères à soupe de crème fraîche
1 poivron rouge

Éplucher le poivron après l'avoir passé 20 minutes au four (220°C).
Faire dorer les escalopes de poulet dans un peu d'huile d'olive. Avant cuisson complète de la viande, ajouter dans la poêle le fromage ail et fines herbes et la crème fraîche. Baisser le feu, laisser fondre les ingrédients de la sauce quelques minutes et mélanger doucement. Saler et poivrer.
Couvrir les escalopes de poulet de poivron coupé en lamelles très fines ou bien en tranches généreuses.
Laisser les poivrons s'attendrir en faisant mijoter le tout une dizaine de minutes.

...simple et surprenant !
La "sauce" est très épaisse mais j'ai choisi de mettre peu de crème fraîche afin que son goût ne prenne pas le dessus sur celui du fromage. Je l'ai donc servie à côté de mes escalopes comme un accompagnement plus que comme un "nappage".

mardi 9 juin 2009

Panna cotta part I

J'ai donc réalisé avant-hier ma première panna cotta.
J'ai découvert ce met divin au resto / bar lounge Djoon (Paris 13ème) en me laissant tenter par une version "à l'ananas et coulis de fruit de la passion".
Le résultat est absolument succulent et extrêmement gourmand, puisque cette panna cotta est entièrement préparée à base de crème fraîche - sans lait, et la saveur de la vanille y est assez prononcé. J'aurais simplement préféré une consistance plus ferme et des portions plus épaisses. Mon coulis de fraise était volontairement peu sucré pour un maximum d'harmonie : sa saveur acidulée réveillait la panna cotta si douce et si fondante.
Quel régal !

Panna cotta au coulis de fraises

25cl de crème liquide (entière dans ma version)
40g de sucre en poudre
1 feuille de gélatine
1 gousse de vanille
250g de fraise + 4-5 cuillerées à café de sucre en poudre

Dans une casserole, faire chauffer à feu doux la crème avec la gousse de vanille fendue jusqu'à ce que le mélange frémisse.

Ajouter hors du feu le sucre et la gélatine essorée ; mélanger puis répartir dans des verrines ou des ramequins.

Laisser prendre au réfrigérateur au minimum deux heures. Je les ai personnellement préparées la veille de la dégustation.

Préparer le coulis en mixant les fraises équeuttées et coupées en petits morceaux, ajouter le sucre.

Crème de coco...suite

Que m'arrive-t-il ?

Voilà que je me mets à avoir envie de sucré. A manger de la confiture au petit déj, à me lancer dans la panacotta et à réaliser la recette de crème caramel-coco proposée sur l'emballage de la fameuse crème de coco !

J'ai par la même occasion réalisé mon premier caramel. Il était vraiment très, très solide et il a fallu que je le fasse fondre dans la crème de coco : mais pour un premier essai je ne suis pas mécontente de moi !

Voici donc la petite recette :


Crème caramel-coco

Pour 2 ramequins :

100ml de crème de coco
75ml de lait demi-écrémé
1/2 cuillère à soupe d'eau
40g de sucre en poudre
1/2 œuf + 1 jaune battu

Préparer un caramel dans une casserole, en faisant roussir le sucre dans l'eau à feu moyen.

Retirer du feu et délayer avec la crème de coco. Remettre le mélange sur le feu et incorporer le lait en fouettant vivement. Ôter la casserole du feu dès que le mélange frémit.

Incorporer le mélange d'œufs à la préparation en continuant à fouetter. Je vous recommande de laisser tiédir la préparation 2-3 minutes avant cette étape, pour éviter que l'œuf ne cuise instantanément et ne forme des grumeaux.


Répartir dans deux ramequins et faire cuire au bain marie à 140°C pendant 40 minutes.

dimanche 7 juin 2009

Crème de coco ou lait de coco ?

J'ai testé hier soir une recette de poulet curry-coco simplissime, mais qui m'a placée face à un grand dilemme : crème ou lait de coco ?


J'emploie habituellement le lait de coco pour une de mes spécialités, mais il est vrai que mon jus manquait quelque peu de consistance... J'ai donc tenté le coup avec la crème de coco pour mon essai d'hier. Le résultat a beaucoup plu à mon testeur, j'ai cependant été moins convaincue car le tout manquait un peu d'harmonie. Peut-être le plat aurait-il gagné en relief une fois réchauffé, pour que le curry et le gingembre aient réellement le loisir de révéler leurs parfums ? Ou peut-être aurais-je du essayer avec du lait de coco ? L'avenir nous le dira !

En attendant, comme j'aime faire des choix éclairés, voici quelques éléments comparatifs entre le lait et la crème de coco.

La crème est beaucoup plus concentrée en noix de coco (99,9% d'extrait dans celle que j'ai utilisée hier !), plus suave et onctueuse que le lait, qui a davantage la consistance et l'aspect d'un jus très clair. Selon le type de lait de coco, on distingue plus ou moins aisément une sorte de "jus" et de très fins copeaux de noix de coco (en boîte, les deux éléments se désolidarisent, ce qui peut surprendre à l'ouverture de la conserve !). En effet, le lait de coco est en réalité produit par l'homme à partir d'eau et de pulpe de coco. Je lis qu'il est préférable de se procurer du lait de coco en boîte qu'en brique.

La crème de coco est plus largement employée dans des préparations sucrées (flans, gâteaux et autres entremets délicieusement exotiques) et le lait, dans des préparations salées (currys notamment), bien que les deux produits s'utilisent aussi bien salés que sucrés.
On retrouvera davantage le lait de coco dans la cuisine d'Asie du Sud-est et d'Inde, et la crème de coco dans la cuisine d'Afrique et des Îles - il ne s'agit que d'un constat très personnel.

Alors, crème ou lait de coco ?

Je dirais qu'il est préférable de respecter l'esprit initial de la recette car les deux produits donnent des résultats très différents. Retenons que la crème est beaucoup plus riche et donne de l'onctuosité, et que son parfum est résolument différent de celui du lait... Sachant cela, à vous de faire vos variantes !

Pour ce qui est de ma recette simplissime d'hier (malheureusement pas de photo cette fois-ci) :

Poulet curry-coco
Pour 2 personnes :

- 2 escalopes de poulet
- un petit morceau de gingembre
- 1 boîte de 200g de crème de coco
- 10 cl d'eau
- curry en poudre (2 cuillères à soupe rases)
- 1 bel oignon jaune
- 2-3 petites carottes coupées en rondelles très fines
- et pourquoi pas : une poignée ou deux de raisins secs.

Faire revenir les oignons à feu moyen dans de l'huile d'olive, puis ajouter une cuillerée de curry. Sur feu vif, faire dorer les escalopes sans les cuire complètement. Après avoir baissé le feu, ajouter le gingembre et couvrir de crème de coco. Ajouter un peu d'eau, le reste du curry, les carottes et éventuellement les raisins.
Laisser mijoter 30 minutes environ. Faire si possible ce plat à l'avance et le réchauffer au dernier moment, servir avec du riz thaï ou basmati.

Bon appétit !



Vous avez aimé un billet ?
Vous aviez une question particulière en rapport avec l'un d'eux ?
Vous avez des suggestions à formuler pour améliorer cet espace ?

J'essaie de faire en sorte que cet espace soit aussi le vôtre,
qu'il vous soit utile,
vous inspire et/ou
vous fasse passer un bon moment :
n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de chaque billet
ou écrivez-moi !